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Enfants et adolescents

TDAH chez l’enfant : un sujet qui me tient particulièrement à cœur

Il me paraît naturel de vous parler du TDAH, car ce sujet me touche personnellement. Mon fils est concerné et je sais à quel point ce parcours peut être difficile pour l’enfant, mais aussi pour toute sa famille.

Au fil des rendez-vous et des prises en charge, j’ai souvent eu le sentiment que nous étions amenés à parler surtout de ce qui n’allait pas, parfois devant lui. Pourtant, nos enfants ont aussi tellement de qualités. Leur rappeler régulièrement ce qu’ils savent faire, ce qui les rend uniques et ce dont nous sommes fiers me paraît essentiel pour préserver leur confiance en eux.

Lorsque j’ai découvert le neurofeedback dynamique, j’ai apprécié de trouver une approche qui ne lui demandait ni exercice supplémentaire, ni longue série de questions. Il était content de venir à ses séances, de s’installer confortablement au calme et de regarder un dessin animé ou d’écouter de la musique.

Au fil des séances, il m’a lui-même dit se sentir plus calme et parvenir davantage à contrôler certaines de ses crises. C’est son expérience personnelle, celle qui a aussi contribué à me donner envie d’aller plus loin dans cette approche.

Pourquoi est-ce que je les appelle parfois mes « super-héros » ? Parce que leur grande sensibilité peut leur faire percevoir le monde avec une intensité particulière, et parce qu’il leur faut aussi beaucoup de force pour affronter certaines difficultés de l’enfance.

Mon enfant est-il TDAH ?

Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peut se manifester de façons très différentes. Certains enfants bougent beaucoup, parlent ou interviennent impulsivement, ont du mal à attendre leur tour, oublient leurs affaires ou peinent à rester concentrés. Chez d’autres, l’inattention est plus discrète et peut passer plus facilement inaperçue.

Les réactions émotionnelles peuvent également être intenses. Dans la vie familiale, sociale ou scolaire, ces comportements sont parfois mal compris alors que l’enfant peut lui-même vivre beaucoup de frustration, d’angoisse ou de découragement.

À côté de ces difficultés, on retrouve aussi chez beaucoup d’enfants une imagination débordante, de la créativité, de la curiosité, de l’enthousiasme et une grande richesse dans les échanges lorsque le contexte leur convient.

Le TDAH selon l’âge et le profil de l’enfant

Entre 6 et 12 ans

L’entrée dans les apprentissages rend souvent les difficultés plus visibles : agitation, impulsivité, organisation ou maintien de l’attention. À l’adolescence, l’hyperactivité motrice peut devenir moins marquée tandis que les difficultés attentionnelles et l’impulsivité peuvent rester présentes.

Chez les filles aussi

Le TDAH est souvent repéré plus facilement chez les garçons lorsque l’hyperactivité est très visible. Chez certaines filles, une présentation plus inattentive ou discrète peut rendre le repérage plus tardif.

Chez les plus jeunes

Avant l’âge scolaire, une forte agitation ou une impulsivité peuvent attirer l’attention, mais seul un professionnel qualifié peut évaluer la situation et poser un diagnostic.

Une prise en charge qui peut associer plusieurs accompagnements

Selon les besoins de l’enfant, l’accompagnement peut être multimodal et associer plusieurs approches :

Le retentissement du TDAH au quotidien

À la maison

  • Relations parfois difficiles avec la fratrie
  • Réprimandes fréquentes et sentiment d’impuissance
  • Fatigue et culpabilité des parents
  • Poids du regard extérieur

À l’école

  • Difficulté à suivre certaines consignes
  • Effort important pour rester concentré
  • Oublis, désorganisation ou fautes d’inattention
  • Remarques négatives parfois répétées

Dans la vie sociale

  • Impulsivité parfois mal comprise
  • Difficulté à trouver sa place dans un groupe
  • Disputes ou maladresses relationnelles
  • Sentiment d’être mis à l’écart

Sur l’estime de soi

  • Impression de ne jamais faire assez bien
  • Découragement face aux remarques répétées
  • Tendance à se dévaloriser
  • Besoin important de valoriser ses réussites et qualités

Et le neurofeedback dynamique ?

Pour l’enfant, la séance est simple : il s’installe et choisit d’écouter de la musique ou de regarder un film. Les capteurs placés sur le cuir chevelu et les oreilles sont indolores ; ils servent à mesurer l’activité cérébrale et n’envoient aucun courant.

Les familles peuvent rechercher davantage de calme, une meilleure disponibilité pour les apprentissages, une régulation émotionnelle plus souple ou un sommeil plus serein.

Le neurofeedback dynamique ne pose pas de diagnostic et s’inscrit comme une démarche complémentaire : il ne remplace pas un suivi médical, psychologique, paramédical ou éducatif lorsqu’il est nécessaire.

Quelques livres que je conseille

Pour les informations générales sur le TDAH, je m’appuie notamment sur les ressources de TDAH France et la littérature spécialisée. Les passages concernant mon fils relatent mon expérience personnelle.

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