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Histoire du neurofeedback

L’histoire du Neurofeedback : des premières recherches à NeurOptimal®

L’histoire du neurofeedback moderne commence véritablement dans les années 1960 aux États-Unis, notamment grâce aux travaux de Joe Kamiya, psychologue ayant travaillé sur l’activité cérébrale et les ondes alpha, et de Barry Sterman, chercheur à l’UCLA.

Leurs recherches vont contribuer à faire émerger une idée alors particulièrement novatrice : grâce à une information en retour sur son activité cérébrale, le cerveau est capable d’apprendre et de modifier certains de ses fonctionnements.

Les premières expériences

Au début des années 1960, Joe Kamiya mène des expériences autour des ondes alpha. Ses travaux montrent que des participants peuvent progressivement apprendre à reconnaître certains états de leur activité cérébrale lorsqu’une information leur est donnée en retour.

À la même époque, Barry Sterman travaille notamment sur le rythme sensorimoteur (SMR).

À la fin des années 1960, Sterman et ses collaborateurs réalisent une expérience devenue célèbre dans l’histoire du neurofeedback. Des chats sont récompensés lorsqu’ils produisent une activité cérébrale correspondant au SMR. Les animaux apprennent progressivement à produire davantage cette activité pour obtenir leur récompense.

Une découverte inattendue

Quelques années plus tard, Barry Sterman participe à des recherches portant sur les effets d'un composé utilisé dans les carburants de fusée et susceptible de provoquer des convulsions.

Certains des chats utilisés avaient précédemment participé aux expériences d’entraînement du SMR.

Les chercheurs observent alors un phénomène inattendu : les animaux précédemment entraînés au SMR présentent une résistance plus importante aux convulsions provoquées expérimentalement.

Cette observation va encourager Sterman et d’autres chercheurs à poursuivre leurs travaux sur le neurofeedback et à étudier son application chez l’être humain.

Des recherches qui se développent

Au cours des années 1970, les recherches autour du neurofeedback se poursuivent et commencent notamment à explorer son utilisation dans le domaine de l’épilepsie.

D’autres chercheurs, comme Joel Lubar, vont ensuite étudier l’utilisation du neurofeedback dans le domaine de l’attention et de l’hyperactivité.

Au fil des décennies, différentes méthodes de neurofeedback apparaissent et les connaissances sur le fonctionnement du cerveau progressent considérablement.

Elles mettent notamment en lumière une propriété extraordinaire du cerveau : sa capacité à modifier son organisation et ses connexions tout au long de la vie.

C’est ce que l’on appelle la neuroplasticité.

De nouvelles générations de neurofeedback

Dans les années 1990, Dr Valdeane Brown et Dr Susan Brown, psychologues cliniciens, développent une nouvelle approche du neurofeedback.

Valdeane Brown présente en 1993 le Five Phase Model, qui contribuera aux fondements de leurs travaux ultérieurs.

Zengar® est ensuite fondé en 1996, et leurs recherches et développements technologiques conduiront progressivement à la création de NeurOptimal®, une approche de neurofeedback dynamique.

Contrairement aux formes traditionnelles de neurofeedback qui peuvent demander à l’utilisateur d’apprendre volontairement à modifier certaines bandes de fréquences cérébrales, NeurOptimal® fournit au cerveau une information en temps réel sur sa propre activité, sans demander à la personne de réussir un exercice particulier.

Cette approche est aujourd’hui connue sous le nom de Dynamical Neurofeedback®.

Une histoire qui continue

Des premières expériences sur les ondes cérébrales aux systèmes informatisés actuels, plusieurs décennies de recherches et d’innovations ont profondément fait évoluer le neurofeedback.

Notre compréhension du cerveau continue elle aussi de progresser.

Mais une idée reste au cœur de cette histoire : notre cerveau n’est pas figé.

Grâce à sa neuroplasticité, il possède une remarquable capacité d’adaptation et de réorganisation tout au long de notre vie.

C’est cette capacité naturelle du cerveau qui rend son fonctionnement si fascinant.